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Nos buts :

L'association Sept îles 2000 est régie par la loi de 1901. 

Elle a été crée le 19 juin 2001

Son siège social est situé à PERROS-GUIREC, 98 rue de la clarté.

Ses buts sont la Défense et la Valorisation de l'Archipel des Sept îles (Côtes d'Armor)  

  • Elle est représentative des activités se pratiquant aux sept îles, autres que les activités à but lucratif

  • Elle poursuit les négociations relatives aux décisions prises autour de l'archipel,  jusqu'à ce qu'elles soient acceptable par tous les usagers des SEPT ÎLES. 

  • Elle exerce une surveillance soutenue lors de la mise en application du décret et s'assure que les dispositions négociées sont bien respectées  et mises en œuvre.

  • Elle étudie les dispositions contenues dans le plan européen NATURA 2000.Elle veille et aide si besoin est, au maintien du bon état général de l'Archipel et au renom de la Réserve.

  • Elle fait connaître, après étude minutieuse, ses suggestions d'idées relatives à l'intérêt de la Réserve, au Comité Consultatif véritable comité de gestion de cette Réserve.

L' Association doit être capable :

  • de s'opposer quand cela est nécessaire

  • d'accepter quand cela est convenable à l'intérêt commun

  • de soumettre et de défendre des idées et propositions qui vont dans le sens de l'intérêt commun.


Nos actions :

Nettoyage de l'estran de L'île Plate et de l'estran de l'île Bono

Ces opérations consistent à collecter sur les estrans tout ce que l'activité humaine a pu y déposer : Bidons, bouteilles de matière plastique, aérosols, morceaux de polystyrène, «culs de chaluts», morceaux d' haussières, vieux pneus et plus rarement mais ça arrive, vieux canapés, roues de voiture, et même... congélateurs!

Les détritus sont collectés en sacs et ramenés sur le continent pour tri et traitement par les déchetteries locales.

Les bois sont brûlés sur place.

Ces opérations de nettoyage sont toujours faites en dehors des périodes de nidification et après consultation et en plein accord avec le conservateur de la Réserve des SEPT ÎLES.

 

Construction et mise en place des affûts de canon  sur l'Île aux Moines

      

Les canons du fort de l'Île aux Moines

De la vingtaine de canons qui armaient le fort de l’Île-aux-Moines au début du XIXe siècle, seuls deux canons subsistent aujourd’hui, sans affût, posés sur des cailloux : l’un est situé au sud-ouest de l’île, en contrebas du phare reconstruit entre 1949 et 1952 ; le deuxième est situé en contrebas du fort, près de la plate-forme de la batterie orientée à l’ouest (présence attestée sur des plans anciens du début du XIXe siècle).

 

La construction des affûts de canon :

 C’est  Jean-Paul Le Bars, président fondateur de l’association (décédé en octobre 2005) qui eut l’idée en 2004 de fabriquer des affûts pour les canons, l'un situé en contrebas du fort et l'autre près du phare. Il s’agit de canons vraisemblablement en fonte, de calibre 18, tirant des boulets de 18 « livres de balles » (soit un peu moins de 9 kilogrammes).

Dans le cadre de son engagement pour la valorisation du patrimoine naturel et architectural de l’Île-aux-Moines, l’association Sept-Îles 2000 a proposé en 2004 à la Commune de Perros-Guirec et au Conservatoire du littoral de remettre les deux canons de l’île sur des affûts.

Par courrier en date du 18 février 2005, le Conservatoire du littoral a donné son accord pour le programme de travail de l’association. L’association a alors engagé des recherches pour la réalisation et la mise en place d’un affût pour le canon posé sur le sol sous le fort, en prenant appui sur les études historiques et techniques de MM. Salembier et Sallier-Dupin.

La fabrication des affûts s’est appuyée des recherches historiques et techniques. Un modèle a été photographié au Musée de la Corderie royale de Rochefort par un bénévole de l’association Sept-Îles 2000.

Les recherches historiques engagées ont permis de s’assurer que, à l’origine, la plupart des canons du fort de l’île étaient des pièces d’artillerie de calibre 18 montées sur des « affûts de côte » (ou « affûts marins »). Améliorant la précision et la cadence de tir, l’installation sur des affûts à quatre roues était assez encombrante. Le support du tube était monté sur des sortes de rail en contre-pente. Cela permettait d’assurer le maintien de la direction du canon, lors du recul et du retour en batterie. Le tout était monté sur un solide pivot, ancré aux Sept-Îles sur un bloc de granite. L’orientation de la pièce d’artillerie se faisait rapidement par des leviers directeurs, des roulettes permettant la rotation sur des rails circulaires. Ce type d’artillerie évolua assez peu entre le XVIIe siècle et le début du XIXe siècle (invention de l’obus explosif).

Deux affûts ont été construits, selon des plans anciens, par un membre de l’association M. Jean-Claude Guillerm, ancien mécanicien de la marine marchande, retraité à Buguélès, qui a assuré dans son atelier les travaux de menuiserie et de montage.  Son travail, réalisé à titre bénévole, avec l’aide de Jean Le Graet (choix du bois), a permis de construire, avec des plans tracés à l’échelle 1, un affût de canon ayant les caractéristiques suivantes :

  • Type de bois : chêne.

  • Poids du bois débité : 700 kilos.

  • Poids des ferrures fabriquées : 100 kilos.

  • Poids de l’affût avec pièces de ferronnerie : 800 kilos.

  • Dimensions de l’affût : 1,72 mètres de long et 0,93 mètre de haut ; largeur avant : 0,68 mètre, largeur arrière : 0,82 mètre.

  • Dimensions des 2 essieux de roue : 13,6 cm de diamètre.

  • Couleur de la peinture : « rouge sang » (identique à celle des canons de la frégate de La Fayette, « L’Hermione », en cours de reconstruction à Rochefort). La couleur rouge a été choisie par référence aux affûts de canons marins.

  •  Type de peinture : glycéro satinée (sous couche minium).

  •  Temps nécessaires aux travaux de menuiserie : 200 heures.

  •  Temps nécessaire aux travaux de ferronnerie : 40 heures.

L’affût a été construit en fonction du calibre 18 du canon situé sous le fort. Les caractéristiques du canon sont les suivantes :

  • Matière : fonte

  • Longueur du fût : 2,96 mètres.

  • Diamètre intérieur : 0,40 mètre.

  • Bouche du canon : 13,6 cm de diamètre.

  • Dimensions des oreilles de soutien : 13,6 cm de diamètre.

  • Poids : environ 2 tonnes.

 Dans un deuxième temps, l’association a passé commande à M. Baptiste Le Tiec, maître ferronnier à Langoat (rue de la vieille forge) afin qu’il fabrique, selon les techniques du XVIIIe siècle (recherches de M. Salembier) et selon des plans fournis à l’échelle 1, toutes les ferrures et pièces nécessaires 


Remise en état de la grève d'échouage de l'île aux Moines

 

 

 

 

 

La grève d'échouage de l'île aux moines servait autrefois aux goémoniers. Ils échouaient leurs bateaux, les chargeaient de goémon et repartaient avec le flux. 

Tous les hivers, le mouvement des marées érode la grève et des cailloux ressortent; Il faut donc, à chaque printemps, entretenir la grève, c'est à dire enlever tout ce qui pourrait blesser les coques de nos vaisseaux modernes... 

Utiliser la grève d'échouage permet de ne pas jeter l'ancre dans les prairies de zostères.